La hormone DHT, ou dihydrotestostérone, est directement impliquée dans la plupart des cas d’alopécie androgénétique, la forme prédominante de chute de cheveux touchant hommes et femmes. Cette hormone, dérivée de la testostérone, exerce son influence à travers plusieurs mécanismes qui conduisent à la miniaturisation progressive des follicules pileux, provoquant un amincissement puis une perte durable des cheveux. Pour comprendre comment la DHT agit, nous allons aborder :
- la nature et la production de la DHT dans le corps,
- son action spécifique sur les follicules capillaires sensibles,
- les répercussions de son excès au-delà de la chute des cheveux,
- les traitements actuels visant à limiter son impact.
Ces points nous permettront d’éclairer le rôle central de la DHT dans la calvitie, en s’appuyant sur des données précises et des avancées médicales récentes.
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Table des matières
DHT et testostérone : comprendre l’origine de cette hormone impliquée dans la chute des cheveux
La DHT est une hormone androgène produite à partir de la transformation de la testostérone grâce à une enzyme appelée 5-alpha-réductase. Cette conversion se produit dans divers tissus, notamment les follicules pileux, la peau et la prostate. Bien que plus abondante chez l’homme, la DHT est également présente en faible quantité chez les femmes, participant au développement des caractères sexuels secondaires dès la puberté.
Cette hormone joue un rôle physiologique essentiel, notamment dans la croissance de la pilosité faciale chez l’homme. Néanmoins, lorsque la DHT agit sur des follicules pileux génétiquement sensibles, elle enclenche un processus de miniaturisation qui, avec le temps, provoque leur incapacité à produire des cheveux robustes et épais.
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La miniaturisation progressive des follicules pileux, clef de la perte capillaire
Chez les personnes concernées par l’alopécie androgénétique, la DHT se fixe sur des récepteurs androgènes présents sur les follicules pileux. Cela déclenche une série de réactions qui raccourcissent le cycle de vie du cheveu. Voici ce qui se produit en détail :
- Réduction de la phase anagène : la période de croissance active du cheveu diminue, limitant ainsi sa longueur et sa densité.
- Affinement progressif des cheveux : les fibres capillaires s’amincissent, perdant en robustesse et en pigmentation.
- Miniaturisation des follicules : ceux-ci deviennent de plus en plus petits, jusqu’à ne plus être capables de produire de nouveaux cheveux.
- Dégarnissement débutant aux zones frontales et vertex : les golfes apparaissent, puis le sommet du crâne se dégage progressivement.
Ce processus se déroule sur plusieurs années, expliquant la nature progressive et souvent silencieuse de cette calvitie. Il ne touche pas tous les traits de la chevelure, ce qui oriente le diagnostic en fonction des zones concernées.
Effets d’un excès de DHT au-delà de la chute de cheveux
L’efficacité de la DHT ne se limite pas au cuir chevelu. Des taux élevés de cette hormone peuvent engendrer divers troubles. Chez l’homme, par exemple, un excès de DHT favorise l’hypertrophie bénigne de la prostate, associée à des symptômes urinaires gênants. Sur la peau, la production accrue de sébum liée à la DHT peut causer une peau plus grasse ou une acné hormonale, souvent observée chez les adolescents ou adultes jeunes.
Chez les personnes sensibles, l’augmentation de la DHT accélère donc l’affinement des cheveux, renforçant ainsi l’impact psychologique de l’alopécie. Il convient d’évoquer aussi le cas des femmes, pour lesquelles les variations hormonales, notamment après la ménopause, peuvent augmenter la sensibilité à cette hormone, provoquant une chute diffuse avec un amincissement visible de la raie centrale.
Liste des impacts possibles d’un excès de DHT :
- Calvitie masculine caractéristique avec recul des golfes et dégarnissement du vertex.
- Alopécie androgénétique féminine, souvent diffuse, avec amincissement des cheveux sur toute la tête.
- Hypertrophie de la prostate, pouvant entraîner des troubles urinaires.
- Peau grasse et acné hormonale, liée à la stimulation des glandes sébacées.
- Pilosité excessive chez certaines femmes, un phénomène appelé hirsutisme.
Traitements anti-DHT : solutions médicales et naturelles pour freiner la chute des cheveux
Face à l’impact notable de la DHT sur la chute des cheveux, plusieurs traitements ciblent sa production ou son action au niveau des follicules. Les plus efficaces sont des médicaments bloquant l’enzyme 5-alpha-réductase, limitant ainsi la synthèse de DHT :
- Finastéride : ce médicament freine la conversion de la testostérone en DHT. Prescrit en cas d’alopécie androgénétique masculine, il permet de ralentir la chute et parfois d’initier une repousse partielle. Son usage est encadré pour éviter les effets secondaires.
- Dutastéride : un inhibiteur de 5-alpha-réductase plus puissant, destiné aux cas plus sévères. Son efficacité a été confirmée dans les études récentes.
- Minoxidil : cette lotion ne bloque pas la DHT mais stimule la vascularisation du cuir chevelu, favorisant la croissance des cheveux.
À côté de ces médicaments, des options naturelles sont souvent considérées pour leur soutien global à la santé capillaire. Parmi elles, le zinc, la biotine, les vitamines B et certains extraits végétaux tels que le gingembre ou la levure de bière sont prisés. Ces solutions complètent parfois un traitement médical, même si leur résultat est plus variable.
Il est primordial de souligner que l’utilisation du finastéride nécessite un suivi professionnel strict. Toute chute anormale ou rapide doit motiver une consultation pour exclure d’autres causes possibles comme des déficits nutritionnels ou des troubles hormonaux.
Tableau comparatif des traitements anti-DHT les plus fréquents
| Traitement | Mode d’action | Indication | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|---|
| Finastéride | Inhibition de la 5-alpha-réductase (type II) | Alopécie androgénétique masculine | Ralentissement de la chute, possibilité de repousse | Effets secondaires hormonaux, contre-indiqué chez la femme enceinte |
| Dutastéride | Inhibition plus large de la 5-alpha-réductase (types I et II) | Cas sévères d’alopécie | Efficace sur des formes avancées | Effets secondaires similaires au finastéride |
| Minoxidil | Stimulation de la circulation sanguine locale | Alopécie androgénétique, hommes et femmes | Disponibilité locale, action complémentaire | Pas de blocage de la DHT, nécessite une application continue |
| Compléments naturels | Soutien nutritionnel et végétal | Prévention et soutien général | Moins d’effets secondaires, facile à intégrer | Résultats variables, peu d’effets directs sur la DHT |
Pour mieux saisir la complexité de la chute de cheveux liée à la DHT, on peut se référer à des études historiques, comme celles de l’endocrinologue Julianne Imperato-McGinley dans les années 1970, qui ont révélé l’importance de l’enzyme 5-alpha-réductase et ouvert la voie à des traitements innovants actuellement utilisés.

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